Cette semaine, j'étais en Irlande, à Dublin. Je n'y avais encore jamais mis les pieds..., un comble quand on s'appelle Carmilla.
L'Irlande, a priori, ça m'intéressait. C'est tout de même le pays qui a vu naître le roman d'épouvante: Bram Stoker ("Dracula"), Charles Robert Maturin ("Melmoth"), Sheridan Le Fanu ("Carmilla").
Et je ne parle pas, bien sûr, des autres..., les très grands: Oscar Wilde et James Joyce.
"Carmilla", "Melmoth", "Dracula", "Ulysse","Dorian Gray", ce sont des livres qui m'ont bouleversée (même si, en toute honnêteté, je n'ai pas réussi à lire "Ulysse").
"Ha'Penny Bridge"
L'Irlande, c'est vraiment le pays de la littérature. On dit que le roman d'épouvante y est né dans le prolongement de la grande famine: 2 millions de morts, 2 millions d'émigrants.Aujourd'hui même, l'Irlande est probablement le seul pays au monde dont la population actuelle est très fortement inférieure à celle du 19ème siècle: seulement 4,5 millions d'habitants au lieu de 8,5 millions.Evidemment, un traumatisme terrible...
Mais l'Art, la littérature, quand on débarque à Dublin, on ne s'y retrouve pas.
Comment est-ce possible? Vous n'y éprouvez pas le syndrome de Stendhal, le choc de la beauté, mais celui de la laideur. J'ai été affreusement déçue.
Les statues commémoratives de la grande famine (1846-1850).
Dublin est, sûrement l'une des villes les plus moches d'Europe. C'est terrible, c'est encore plus laid que Londres; c'est kitsch et sinistre. De beaux monuments, une belle architecture, il n'y a pas. On essaie de rehausser ça avec des couleurs flashy.
"Dame Street"
Enfin..., c'est vrai aussi que l'architecture, ça n'est pas essentiel parce que, sinon, Dublin est une ville très animée et conviviale et les Irlandais sont très accueillants, dépourvus de toute arrogance.
Mais c'est tout de même bizarre! Qu'est-ce qui incite à écrire, à devenir artiste? La beauté ou l'horreur dans lesquelles on baigne?
Une question sans doute stupide: il est vrai, aussi, que j'ai un problème avec l'esthétique anglo-saxonne.
La statue de James JOYCE sur Earl Street devant "The Spire".
Le musée James JOYCE
Le quartier de "Temple Bar"
Photos de Carmilla Le Golem à Dublin, tout ça principalement claqué avec un appareil fétiche: le Sigma DP0 Quattro.


































































