samedi 1 mars 2025

Du Bien et du Mal et du Grand Mensonge en politique


Je précise d'abord que ce post a, pour l'essentiel, été rédigé juste avant la rencontre, pleine de fracas, entre Trump, Vance et Zelinsky. La retransmission télévisée m'a sidérée mais j'ai aussi éprouvé une grande fierté face au courage et à la détermination du Président ukrainien. Enfin quelqu'un qui fait honneur au monde démocratique, qui refuse de se coucher, de s'aplatir devant un gros Porc qui veut recomposer l'ordre du monde à sa convenance, celle des bandits et truands qui n'éprouvent aucune commisération pour les victimes et ceux qui souffrent ! 

Il aurait peut-être fallu que je remanie largement mon texte. J'ai préféré, finalement, le laisser, tel quel, ci-dessous.
 

"Les coups de massue n'ont pas manqué ces derniers jours. A chaque fois, une nouvelle catastrophe, une nouvelle humiliation, pour l'Ukraine. Un mépris absolu des souffrances de son peuple. On traite en vaincu un pays qui n'a pas perdu la guerre. On veut même lui faire rembourser toutes les dépenses, et au-delà, qu'on a engagées pour lui. Parce qu'évidemment, on n'ose pas se tourner vers l'agresseur, la Russie, qui pourrait se fâcher. Il faut surtout que celle-ci reste impunie, soit même proclamée innocente pour qu'elle puisse savourer sa victoire. Et d'ailleurs, Trump rêve d'être présent à Moscou pour la grande fête du 9 mai, supposément des 80 ans.

Si on suit cette logique, la France devrait se réveiller et réclamer à Trump le remboursement de son aide militaire pour l'Indépendance américaine de 1776. Et ce serait d'autant plus justifié que cette intervention avait favorisé une victoire alors qu'on demande aujourd'hui à l'Ukraine d'endosser une défaite. On vient, aujourd'hui, de franchir toutes les bornes du cynisme international. De quoi abréger mes nuits qui ne sont, déjà, pas bien longues.

Les USA n'ont aujourd'hui qu'un seul objectif:  se débarrasser, le plus vite possible du dossier ukrainien. Les conditions, leur équité, on s'en fiche pourvu qu'elles leur soient favorables pour faire, ensuite, du Business, surtout avec Poutine.

C'est ainsi que vient de se constituer une nouvelle Internationale (USA, Russie, Chine), celle des Grandes Brutes qui n'ont d'autre idée en tête que la prédation généralisée, économique et politique. Et je ne parle même pas de l'Ordre Moral, des Valeurs, qu'ils veulent restaurer. Ils sont bien sûr exemplaires en la matière, ils sont porteurs d'un nouveau messianisme anti-occidental.

Cette Internationale des Brutes est aussi celle des Grands Menteurs. On réécrit, retourne, complétement, l'Histoire. L'agressé devient l'agresseur, le démocrate devient le dictateur. Et pire: c'est toute l'Europe qui est aujourd'hui désignée, aux yeux du monde, comme principal fauteuse et entretien des guerres. Tandis que la Russie et les USA sont, bien entendu, de grands pacifistes. Il va être difficile à l'Europe de se débarrasser de cette image négative auprès de tous les non-alignés parce que ces grands mensonges, à force d'être ressassés, ça finit par marcher. 

C'est peu dire que j'ai la rage. Moi qui suis pacifiste, je me réconforte en m'imaginant assassiner froidement Trump et Poutine. Et j'en retire une grande joie, je me sens bienfaitrice de l'humanité. 

Pourtant, la haine m'est généralement étrangère. D'une manière générale, j'évite ainsi, absolument, de "psychologiser" mes interlocuteurs. Ca concerne tous mes proches, amis, amants, défunts de ma famille. Ca s'étend à mes collègues de travail et même aux politiques. On n'a pas le droit et on est incapables de juger, je me dis souvent.

J'ai, en fait, une vision "Proustienne" du monde. Personne n'est jamais sincère et, même pour soi, on est une énigme. En nous, le Mal et le Bien coexistent à parts presque égales. Ca explique que les relations humaines et sociales et même les affrontements politiques ne reposent que sur des faux-semblants et une vaste comédie. La vie est un grand jeu de "masques" et c'est aussi ce qui fait, en partie, sa beauté, son esthétique.

Cette vision qui est mienne explique que je me suis longtemps attachée à essayer de "comprendre" les grands criminels de l'Histoire. Des biographies de Hitler et de tous ses dévots, de Staline et de ses exécutants tremblants, j'en ai lu plein. On découvre des personnages bien différents de surhommes; ils se révèlent plutôt d'une affligeante banalité voire médiocrité.

Mais aujourd'hui, je commence à changer. A trop chercher à comprendre, on finit par excuser: Poutine, gamin des rues dans une Saint-Pétersbourg misérable; Trump, simple promoteur immobilier sans grand bagage universitaire (d'où sa détestation absolue des intellectuels). Je me dis plutôt maintenant qu'on ne peut  pas tout relativiser parce qu'au final, le Bien et le Mal ça existe quand même en politique.

Et j'en viens même à la conclusions que nos efforts de compréhension, on doit les limiter aux criminels individuels. Mais les criminels politiques, eux, ils sont impardonnables. Simplement parce qu'ils agissent toujours de "sang froid", de manière rationnelle et réfléchie. Poutine et la Russie n'ont pas de circonstances atténuantes, ils doivent donc payer pour leurs crimes, être punis et châtiés. C'est la condition indispensable pour que les Ukrainiens parviennent jusqu'à sinon pardonner aux Russes, du moins, à les côtoyer sans trop de haine."

La première, deuxième et troisième photos sont de moi-même, prises à l'occasion de la manifestation de dimanche dernier à Paris, place de la République.

Sinon, j'ai illustré ce post avec des artistes femmes ukrainiennes: Sonia Delaunay évidemment. Et puis Marie Bashkirtseff (1858-1884). Une jeune femme mythique, à la fois peintre et écrivain (il faut lire son journal facile à trouver). Je me rends souvent sur son gigantesque tombeau au cimetière de Passy (à quelques mètres de la Place d'Iéna).

Les deux autres artistes sont Oleksa Novakivskiy (1872-1935) et Oksanna Chatchko (1987-2018). Cette dernière, qui s'est tristement suicidée à Montrouge, est également une figure mythique. Elle fut l'une des cofondatrices des Femen, ce mouvement souvent mal compris mais pourtant révolutionnaire, précédant de 10 années Me Too mais sans sa composante puritaine. Oksanna entendait lui donner une dimension surtout esthétique. Etrangement, elle était une grande spécialiste de la peinture d'icônes orthodoxes (mais elle en subvertissait les thèmes). Plus que jamais, Oksanna Chatchko est parmi nous.

Je recommande enfin les derniers livres d'Andreï Kourkov, l'écrivain qui exprime le mieux l'humour ravageur et burlesque des Ukrainiens : "Notre guerre quotidienne" et "Le cœur de Kiev" (qui fait suite à "L'oreille de Kiev").

samedi 22 février 2025

Sommes-nous Grecs ou Romains ?

 

Des "aventures" sexuelles, on en a toutes/tous d'abord pour se rassurer, pour pouvoir se dire qu'on est encore en course dans la compétition féroce qui se joue en la matière. 

L'érotisme contemporain, il est sélectif, discriminant. Exit, les moches, les vieilles et les coincées. Et puis, il faut, à tout prix, être une fille sympa, spontanée, qui ne fait pas d'histoires pour coucher et aime simplement prendre son pied. C'est la sexualité hygiène, les tordues et les compliquées, on n'aime pas ça.


Alors, les femmes cèdent maintes et maintes fois, pour avoir la paix et pour se conformer à l'air du temps. On se plaint d'être harcelée mais qu'est-ce qui se passe en nous quand on cesse de l'être ? C'est terrible de devoir se poser cette question: c'est une manière de légitimer les rapports d'agression, même s'ils sont feutrés.

C'est la grande hypocrisie de la modernité. Finie la vieille morale chrétienne, on serait sexuellement libres, on aurait retrouvé l'érotisme joyeux et désinhibé de l'Antiquité, celui des Grecs et Romains et de leurs Dieux.

Cette nouvelle liberté, c'est discutable. D'abord parce que si on se penche sur l'admirable littérature libertine qui a fleuri, en France, au 18ème siècle, on se dit que la Liberté des mœurs était peut-être, à cette époque, encore plus grande même si elle ne concernait que la fraction privilégiée de  la société. Et il ne s'agissait pas seulement, à cette époque, de conquérir les corps mais aussi, et surtout, les esprits.

Et puis, nos désirs et fantasmes sont aujourd'hui pauvres et répétitifs, ultra codés et normalisés. On vit dans une grande société Instagram/Facebook dans la quelle chacun exhibe sa misérable existence: on y jouit de ressembler à tous les autres, de brandir les colifichets de sa réussite, d'exhiber son bonheur béat: celui d'une vie "cool" dont les mots d'ordre sont lâcher prise et ne pas se prendre la tête.

On vit sous un Diktat absolu, celui de la jouissance, d'une sexualité simple et spontanée. Ce serait la renaissance de l'esprit grec, de l'esprit Dyonisiaque, celui d'un érotisme innocent. C'est ce qu'exprime Pierre Michon (un écrivain peu connu mais, étrangement, "Nobelisable") dans son dernier bouquin: "J'écris l'Iliade".

J'avoue que ça ne me convient absolument pas, cette joyeuse et fausse liberté sexuelle. Parce que je crois avant tout à l'interdit et à la culpabilité qui lui est liée. Il n'y a rien de simple dans le désir, on se sent toujours coupables et, en ce sens, je n'adhère aucunement à l'allégresse grecque.

J'ai été marquée, en ce sens, par deux bouquins de Pascal Quignard, un écrivain résolument inactuel: "Le sexe et l'effroi" et "La nuit sexuelle". 

Il dénonce d'abord cette idée que notre morale sexuelle, imprégnée de crainte et de culpabilité, serait directement issue de notre éducation judéo-chrétienne. 


Il y aurait plutôt eu une mutation, durant la période courte du règne de l'Empereur Auguste (27 avant JC à 14 ap.), du vécu de la sexualité chez les Romains. De la vision joyeuse des Grecs, on aurait brutalement basculé dans une perception angoissée. A la jouissance simple, se serait substitué le désir compliqué.


Et c'est vrai qu'à la différence des Grecs, les Romains sont devenus, en la matière, tout sauf des rigolos. L'image habituelle de libertins débauchés ayant entraîné la décadence de l'Empire est entièrement erronée.


La réalité, c'est que la sexualité romaine s'est trouvée brusquement liée à la peur, l'effroi et la mort. En atteste, notamment, la production picturale des fresques de Pompéi.


Et ce ne serait donc pas le Christianisme qui serait à l'origine de notre pudibonderie et de notre morale sexuelle mais l'Empire romain qui, depuis Auguste, a abandonné les principes de la République. Notre morale judeo-chrétienne, ce serait donc de la Morale Empire romain faite d'interdit, violence, peur, prédation et, paradoxalement, d'obsession sexuelle.

Ce n'est pas gai mais je préfère ça au naturalisme et à l'hygiénisme bêtas que l'on tente aujourd'hui de promouvoir. la sexualité n'a rien de naturel, on est tous travaillés par l'angoisse et la peur.

Et puis passer de la jouissance au Désir, aborder la mélancolie et l'angoisse, ça a aussi permis la naissance de l'Art. L'Art qui est d'abord une manière de conjurer la Mort. L'Art qui cherche à faire désirer mais surtout pas à faire jouir.

Alors oui ! Je suis indubitablement Romaine. Et même peut-être puritaine. D'abord, parce que coucher, faire l'amour, quoi qu'on dise, ça fait toujours peur, c'est d'abord angoissant. Et aussi parce que le plaisir est lié, pour moi, au puritanisme qu'il transgresse. Finalement, je crois au Mal et à la culpabilité. L'amour, ce n'est pas simplement festif. Et d'ailleurs, les plus belles amours sont, en fait, les amours coupables voire tragiques.

Images de fresques romaines, notamment de Pompéi.

Je recommande: 

- Pascal Quignard : "Le sexe et l'effroi" et "La nuit sexuelle". Deux très beaux livres qui bouleversent bien des idées reçues.

- Jean-Claude Guillebaud : "La tyrannie du plaisir". Un livre déjà ancien (2000) mais qui pose bien la question de l'interdit dans la morale sexuelle et qui, surtout, remet en cause l'image débauchée et libertine que nous avons des Romains.

- Paul Veyne ; "Sexe et pouvoir à Rome". Le grand spécialiste du monde romain nous donne ici une toute autre image, celle d'une société plein de tabous, à mille lieues de celle des bons vivants, des décadents, libres dans leurs pensées et leurs mœurs.

- Pierre Michon: "J'écris l'Iliade". Un bouquin que je n'ai pas aimé mais que je mentionne quand même parce que Pierre Michon a ses thuriféraires et qu'il figure sur la liste des "Nobelisables".



samedi 15 février 2025

Ma volonté de puissance

 
J'ai évoqué, la semaine dernière, ma difficulté à faire famille.

J'ai dit que ça m'apparaissait une structure d'enfermement, que j'avais besoin d'air, d'ailleurs. Pouvoir me dire, à tout instant, que demain était un autre jour.

Mais il faut bien dire que je ne suis, moi-même, vraiment pas flexible. C'est aux autres de s'adapter à moi plutôt que moi aux autres.

J'ai des dehors cools, voire très cools, mais on ne me fera jamais dévier de ma trajectoire. Cela parce que je suis ravagée par une espèce de volonté de puissance qui me conduit à entrer sans cesse en confrontation et à toujours vouloir en faire trop. 

La modération, ce n'est vraiment pas dans mon caractère. Il ne s'agit pas de faire du sport pour se maintenir en forme mais il s'agit, tout de suite, d'envisager la compétition. Il ne s'agit pas de lire un livre mais 10 livres. De voir un ou deux films mais à peu près tout ce qui sort.

Ma hantise, c'est d'être prise en flagrant délit d'ignorance ou d'incapacité. Je me mets donc sans cesse une pression maximale.

Je fais tout en trop, sans cesse portée à l'excès. Je ne peux rien acheter qui corresponde simplement à mes besoins. J'en rajoute toujours une touche, en quantité et en qualité. Ca devient une torture et je me rassure finalement en achetant ce qu'il y a de plus cher. C'est ma peur de manquer ou qu'on me prenne pour une pauvresse. Cette idée idiote que les autres me jugent en fonction de ce que j'achète. 

Ca a plein de conséquences. Je me fais rapidement déborder par tout ce que j'achète et je suis, ensuite, vite obligée de passer mon temps à trier, jeter.

Et puis, il y a des domaines dans les quels je n'y arrive vraiment pas. Je ne sais pas m'habiller par exemple, c'est toujours ou trop sexy ou trop chic, on peut me croire débarquée de la rue Tverskaïa à Moscou. Et je ne parle pas de ce qui touche à la culture française: le cuisine, le vin, les chanteurs populaires par exemple; là, je suis carrément nullarde.

Je me dis qu'en fait, mon attitude, elle est celle d'une fille complexée. Mais une complexée qui n'accepte pas de se fondre dans le moule qui lui est présenté et qui veut plutôt se bagarrer, ne rien céder de ce qui lui a été inculqué. C'est pour ça que ça m'étonne et me trouble toujours un peu quand on me présente comme une Française et même une Parisienne. J'ai un sentiment d'imposture. C'est, pour moi, à la fois complétement vrai et complétement faux. 

Oserais-je même le dire ? Me marier à un Français, ce serait, pour moi, comme une renonciation, un appauvrissement même. Et d'ailleurs, ça n'irait sûrement pas bien loin, j'aurais vite fait de l'épuiser avec mes habitudes, mes manies, la compétition permanente et insidieuse que j'instaure tout de suite et en tous domaines.

C'est une bataille permanente pour la reconnaissance et la toute puissance. Pas étonnant que j'ai toujours été hantée par l'anorexie. L'anorexie, c'est une manière de s'affirmer envers et contre tout. D'exprimer aussi cette duplicité, opacité, qui caractérisent chacun de nous.

On croit que les psychologies individuelles sont simples, transparentes, qu'on a vite fait de cerner quelqu'un. Il n'y a pas d'illusion plus fausse. 

On s'intéressait beaucoup aux hystériques autrefois, à tous leurs symptômes corporels, leurs crises, leurs attaques. Et puis, les hystériques ont presque disparu, elles ont été, en partie, remplacées par les anorexiques. Mais l'une et l'autre témoignent contre l'apparente transparence des corps.

L'hystérique protestait, par son extravagance, contre l'ordre bourgeois qui n'offrait qu'une alternative aux femmes: être mère ou putain. L'hystérique pose, dans ce contexte, cette question: que veut une femme ? C'est vraiment dérangeant parce que personne n'est capable de répondre. Je vis dans cette incertitude et je suis donc aussi un peu hystérique.

 L'anorexique va au-delà. L'hystérique était passive, se laissait aller. L'anorexique, elle, est d'une force de caractère peu commune, d'une volonté sans failles. Elle essaie de prendre son Destin en mains en maîtrisant son corps à toutes forces, en le dématérialisant, en le transformant presque en une abstraction, un pur esprit. L'anorexique est ainsi, d'une certaine manière, en phase avec les interrogations actuelles sur la différence des sexes. Mais elle les dépasse aussi parce qu'elle a surtout horreur des impératifs organiques et sociaux. Tracer sa propre voie, fût-elle suicidaire, c'est cela seul qui lui importe.

Faire famille, faire société, s'identifier aux rôles qui nous sont assignés, ça n'est donc vraiment pas évident. On se plie ou on se rebelle. Je suis plutôt une bagarreuse mais une bagarreuse qui cache son jeu, qui opère en silence, comme si de rien n'était. 

Images de Kees Van DONGEN, Joszef RIPPL-RONAI, Amedeo MODIGLIANI, Jean-Jacques HENNER, Leo GESTEL, Louis WELDEN-HAWKINS, Henri MARTIN, Mario REVIGILIONE, Ferdinand HODLER

Je recommande:

- Thierry VINCENT; "L'anorexie". Un livre, sans doute difficile à trouver aujourd'hui, mais qui contient de justes remarques sur l'anorexie et l'hystérie. 

- Il faut aussi se reporter à l'une des nombreuses biographies consacrées à la plus célèbre des anorexiques: l'Impératrice Sissi.

- Agnieszka SZPILA: "HEXES". Hexes, c'est la sorcière en anglais. Un roman polonais porté aux nues par la Prix Nobel, Olga Tokarczuk: "Une torpille. Son énergie, son humour et sa révolte éveilleront votre esprit et changeront à jamais votre façon de penser". Et c'est vrai que ça déménage, que c'est absolument singulier. C'est un bouquin féministe mais absolument pas misérabiliste à la française. C'est complétement trash et barré au point de faire passer Virginie Despentes pour une bonne sœur.

- HAN KANG: "La végétarienne". Par la Prix Nobel 2024. Le récit hallucinant, angoissant, d'une femme qui ne veut pas seulement devenir végétarienne mais, encore au-delà, végétale. Elle se heurte, bien sûr, à l'incompréhension totale de son entourage. Le livre est, d'ores et déjà, en poche.