samedi 4 août 2018

Les Tigresses

 

Ouh la, la ! C'est le grand vide maintenant. Y'a plus personne à Paris !
Alors, cette semaine je vais essayer d'innover et de faire du léger (sur le fond ! parce que sur la forme, je dois battre mon record de longueur). On me dit tellement souvent que je suis ennuyeuse et que je me prends au sérieux.


Donc, je vous ai déjà dit que je fréquentais beaucoup la piscine, celle de mon quartier, tout près du Parc Monceau.

J'ai pas tardé à remarquer que plein de femmes seules y venaient, très fréquemment.

Mais au fond, ça se comprend: où est-ce qu'on peut aller, tranquille, quand on est une nana qui ne sait pas trop à quoi s'occuper ? Les cafés, on se fait tout de suite embêter et les magasins, on ne peut quand même pas y aller tous les jours.


La piscine, c'est idéal  pour échapper au mari et aux gosses pendant tout un après-midi. On a un bon prétexte: on s'entretient, on fait du sport et puis la natation, c'est quand même davantage un sport de nana.

On peut y draguer aussi bien sûr mais c'est pas terrible:  les mecs qui fréquentent les piscines, c'est surtout des chômeurs ou des retraités.

 En fait, ce qui est surtout intéressant, c'est qu'il y a là un solarium et qu'on peut s'y retrouver entre copines et voisines du même quartier, du même milieu.




Comme je ne connais pas beaucoup de Françaises en dehors de mon boulot, j'ai essayé de m'intégrer à plusieurs groupes.

C'est très intéressant parce que la piscine, c'est déjà un milieu chargé d'érotisme. Quand en plus, ça regroupe plein de jeunes nanas des beaux quartiers, ça devient féroce.

Il faut bien le reconnaître: on en frémit toutes quand on voit débarquer une nouvelle femelle au charme foudroyant. Je crois que les hommes sont épargnés par ça mais pour les femmes, c'est vraiment terrible même si c'est quelque chose qu'on n'avoue presque jamais: ça nous vrille le bas-ventre, ça nous donne des envies de meurtre.


C'est pas possible qu'elle ait un plus beau cul que moi celle-la, qu'elle soit plus bronzée. Et ses yeux et sa peau et sa chevelure... Elle ne doit absolument rien fiche, juste se faire entretenir et passer son temps à courir les esthéticiennes et les coiffeurs.

On est très primitives, animales, dans notre détestation. On est vraiment des tigresses prêtes à bouffer l'autre pour éviter qu'elle ne devienne la star de la piscine.

Enfin, j'ai réussi à passer cette épreuve et j'ai été admise, peut-être parce que j'ai joué à la godiche.



Alors voilà quelques extraits de nos conversations :

On commence toujours par se féliciter qu'on ait une piscine à peu près propre (mais pas toujours) et surtout "bien fréquentée" (ça signifie plein de choses). Après on commence à discuter.

- "Tu t'appelles Carmilla ? C'est joli comme prénom. C'est comme pour la maîtresse du Prince Charles ?"

- Ah non ! Elle, c'est Camilla et j'espère surtout ne pas du tout lui ressembler. Moi, c'est le célèbre roman d'épouvante érotique".



- "T'as un joli maillot".

- "Ah oui ? C'est un Erès. C'est tout de même mieux qu'un Arena qui vous gratte tout le temps. Un Erès, à porter, c'est aussi excitant que de la lingerie fine. Les seins nus et même le deux pièces, c'est dommage mais c'est terminé, on n'a plus le droit d'exhiber que sa silhouette. Alors, on compense en retrouvant le plaisir de l'auto-érotisme. J'adore me regarder dans mon maillot".


- "Rouge, c'est pas un peu voyant ?"

- "Le rouge et le noir, pour m'habiller et pour mes dessous, j'adore. Bien sûr, avec un rouge à lèvres et un vernis assortis, très vifs. C'est d'un goût limite, je le reconnais. Ça fait trop sexe, ça ne va pas et ça ne plaît pas à tout le monde. Au boulot, j'évite. C'est mon plaisir du week-end."


- "On te connait bien, tu ne passes pas inaperçue. Tu nages très bien mais tu nous fais peur. Tu déboules sans cesse comme une dingue avec ton crawl frénétique. Tu vas avoir un accident, c'est sûr, tu vas emboutir gravement un autre nageur. Moi, je suis enceinte et, dès que je te vois, je fais bien attention à ne pas nager dans la même ligne que toi. Tu  pourrais pas nager plus cool,  pratiquer, comme nous, la brasse ou le dos crawlé  par exemple ?"

- "D'abord, je ne suis pas si bonne que ça, on est toutes, plus ou moins, des toquardes sinon on ne viendrait pas ici. Mais j'ai la compét' dans la peau et le sport, pour moi, c'est d'abord de la vitesse et de la défonce. Il s'agit d'aller le plus vite possible, le plus longtemps possible. Sinon, c'est du barbotage et de la détente et ça ne sert pas à grand chose. La brasse, la "mamie-brasse", le dos, ça m'ennuie profondément. Pour moi, il n'y a qu'une nage, le crawl, et je dirais même que si on ne sait pas crawler, on ne sait pas nager, on ne fait que le petit chien.
 

Le crawl, il paraît que ça vient des îles Hawaï et c'est d'apparition très récente. C'est la nage non seulement la plus rapide mais c'est aussi celle où le corps humain atteint à la plus grande beauté. Pour une nana, c'est la nage parfaite parce qu'il s'agit de bien balancer ses hanches et ses épaules comme lorsqu'on danse. Le crawl, c'est la danse du serpent et pour faire craquer les mecs, rien de tel. La natation, en fait, c'est un défi sexuel et physique. J'aime bien faire la course avec des mecs pour leur coller des raclées en toute indifférence. Après c'est sûr qu'ils ne m'embêtent pas. Ça devrait inspirer les féministes mais je n'ai vraiment pas l'impression qu'elles soient sur ce terrain là puisque, pour elles, les femmes sont forcément de pauvres petites créatures fragiles. Je précise enfin que l'accouchement dans une piscine est, aujourd'hui, très tendance."



- "C'est bizarre ce que tu racontes-là. T'es drôle et puis, t'as pas un petit accent ?"

- "Ah non! Pas du tout! C'est vrai que je ne parle peut-être pas comme tout le monde et que j'ai sans doute  une manière singulière de m'exprimer, appliquée et probablement précieuse, trop bien pour être authentique. Mais pour moi, c'est vous qui avez un terrible accent parisien et l'accent parisien, c'est vraiment pas beau. Ça fait négligé.


Enfin ! c'est vrai que je suis une fille de l'Est. Je viens d'Ukraine, ce pays qui produit surtout des Femens, des mannequins, des prostituées et des femmes de ménage. Y'a un peu de tout ça en moi et, d'ailleurs, j'ai un blog référencé par des sites de rencontre avec des femmes slaves. Mais ça n'a jamais rien donné et personne ne m'a jamais dit qu'il m'avait découverte par le biais d'un site de rencontre. Mais c'est pas grave, je suis pas au chômage et c'est même plutôt moi qui serais capable d'entretenir un mec. Mais les gosses et les maris une fois pour toutes, ça m'intéresse pas du tout."


Après, j'avoue que la conversation se refroidit considérablement. J'ai l'impression que tous mes propos tombent à plat. C'est drôle, on me prend toujours au premier degré. Et au total, je ne me suis encore fait aucune nouvelle copine.



Images de la photographe suédoise (vivant à Paris): Emma HARTVIG
J'espère qu'elles vous évoqueront agréablement votre vampire préférée à la piscine. Je précise toutefois que si j'ai bien un beau maillot rouge, je porte, en sus, un bonnet noir (c'est obligatoire), de grandes lunettes et, souvent, de longues palmes noires et blanches.

Si vous allez au cinéma, je vous conseille:

-"The charmer" de Milad ALAMI réalisateur danois d'origine iranienne. Un film peut-être scandaleux qui bouleverse complètement notre vision des "migrants". On est très loin de l'approche ONG.

-"Le dossier Mona Lina" d'Eran Riklis. Un film d'Israël qui nous fait voyager du Liban à Hambourg sur fond de lutte entre le Hezbollah et le Mossad.

-"Blood Simple": le premier film (1984) des frères COEN, un chef d’œuvre de noirceur.

-"Mon tissu préféré" de Gaya JIJI. Recommandé par Olympe et approuvé. Le portrait, beau et complexe, d'une femme à Damas au début de la guerre civile.


On peut enfin lire ce post en écoutant : "J'aime regarder les filles" repris par le groupe Feu! Chatterton avant que cette chanson ne tombe sous le coup de la nouvelle loi Schiappa (qui proscrit les regards appuyés).

9 commentaires:

KOGAN a dit…

Bonjour CARMILLA

D'accord avec vous pour le crawl,très bénéfique, je le pratique depuis l'âge de 10 ans quand mon père m'a jeté à l'eau sans me prévenir pour m'apprendre à nager...un homme tout en douceur.

J'ai pratiqué en pleine mer tous les jours en TURQUIE où l'eau était extrêmement claire et à 19 degrés, un régal...mais personne pour me regarder:-) les "amateurs" restant au bord à patauger dans le flux et le reflux...

Suivant mon calcul j'ai bien dû faire en 15 jours 35.000 mètres...dans une fatigue euphorisante...mais reconstructrice du souffle.

Enfin question physique pour les nageuses pro...on dirait des "déménageuses" sans poitrine...ce qui fait avancer plus vite:-).

Bien à vous
Jeff

Richard a dit…

Bonjour Dame Carmilla.
Vous avez votre piscine, j'ai ma rivière. J'aime me lever tôt et plonger dans une eau relativement confortable. Ici, on les connaît ceux qui pratiquent le crawl. Ils ne mesurent pas leurs distances, présumes de leur force, et s'élancent comme des dingues pour s'arrêter au milieu là ou le courant est le plus fort. Je préfère nager en milieux naturel, telle que ma rivière, un lac, ou encore l'océan. Ici pas de tigresse, juste des castors et des loutres, hier j'ai approché une couvé d'outardes à moins de dix mètres, c'était fabuleux. Elles commencent tout juste à voler, alors lorsqu'elles sentent le danger, elles n'hésitent pas, elles déguerpissent. Mais, elles peuvent aussi être très agressives surtout le printemps lorsque les couples se forment. À chaque printemps, je suis témoin de combats furieux. Elles ne se font pas de cadeau, comme les tigresses de votre piscine. Ce qui explique que l'humain n'est pas en reste, si tu veux féconder, il faudra livrer bataille, essayer de séduire, être accepté, et s'il te reste de l'énergie, peut-être couvrir ta femelle. Ce qui, avouons-le, n'est pas donné. Le sexe, ça se mérite.
Alors Paris brûle-t-il ? Nous ne sommes pas en reste ici au Québec, il est présentement dix heures du matin et le thermomètre devant ma porte indique 30 degrés, ça promet pour le restant de la journée. L'autre jour je faisais une tourné des différentes villes du monde autour de 60ième de latitude sur mes sites de météorologie, des villes comme Oslo, Stockholm et Helsinki qui avoisinaient le 30 degrés, même chose ici à Whitehorse et Dawson City. Par contre les jardins rendent bien. Les récoltes vont être fabuleuses. Je me demande comment se portent votre petit jardin ?
J'ai aimé votre expression :
Le crawl, c'est la danse du serpent et pour faire craquer les mecs, rien de tel. La natation, en fait, c'est un défi sexuel et physique.
La natation, je dirais que c'est plus que physique et sexuel, c'est sensuelle, ne plus avoir à traîner le poids de son propre corps c'est déjà un début, glisser dans le liquide, à l'horizontal comme un poisson ou un oiseau, ça je trouve que c'est formidable.
En fait, ici, c'est la terre de l'endurance, patience et longueur de temps. Vous êtes une sprinteuse ce qui vous va bien dans la compétition de cette grande ville qu'est Paris, je suis un marathonien, ce qui m'intéresse, c'est l'endurance. Les seuls endroits où je passe en coup de vent, c'est lorsque je traverse une grande ville.
Bon, tout le monde à l'eau, bonne baignade madame Carmilla et savourez votre liberté d'être différente des autres tigresses.
Richard St-Laurent

Carmilla Le Golem a dit…

Merci Jeff,

Je déduis de la température un peu fraîche de l'eau que vous étiez plutôt sur la Mer Egée, du côté de Kusadasi. Avez-vous pu aller à Kas, Kekova, Fethiye ? C'étaient mes villes maritimes favorites.

Nager 35 kms, c'est évidemment bien. Mais le plus difficile, c'est de poursuivre et de persévérer parce que, comme vous le savez bien, le sport pratiqué occasionnellement ou durant les seules vacances n'a pas grande efficacité et est peut-être même nocif. On a vite fait de revenir à zéro.

On m'a fait découvrir, il y a quelques mois, la pratique du crawl avec des palmes. J'ai été conquise et j'en suis devenue une propagandiste. Beaucoup disent que c'est artificiel et que c'est même de la triche. En fait, ça change tout. On y gagne bien sûr en vitesse et en fluidité mais surtout, ça permet de travailler le rythme cardiaque. Je me plaignais que la natation, ça ne me semblait pas très efficace sur le plan cardio-vasculaire. Avec des palmes, c'est tout autre chose. Il faut les choisir assez longues et très rigides. Je recommande personnellement l'Explorer de chez Arena. Essayez donc une heure de crawl avec des palmes rigides, vous m'en donnerez des nouvelles. Seul inconvénient: avec ce matériel, on explose tous les autres nageurs et ça ne vous vaut pas que des amis.

S'agissant des femmes sans poitrine, moi-même je ne suis pas bien pourvue sans être une déménageuse. Mais il ne peut pas en être autrement. La taille des seins est un indicateur de la sportivité d'une femme. Une femme qui a de gros seins, à coup sûr n'est pas une sportive. Parce que les seins, c'est essentiellement constitué de graisse.

Bien à vous

Carmilla

Carmilla Le Golem a dit…

Merci Richard,

Je pense quand même être une tigresse mais à ma manière. Je ne crois pas, en effet, que l'on parvienne à échapper aux comportements de jalousie, rivalité. Ce qui m'en prémunit un peu, c'est que j'ai confiance en moi.

Vous semblez vivre dans un environnement bucolique et enchanteur. Ça m'évoque, bien sûr, les immensités russes. Mais là-bas, est-ce qu'on ne se prend pas à rêver, quelquefois, d'un peu de bruit, d'agitation, de foule, est-ce qu'on n'éprouve pas un sentiment d'isolement, de solitude ?

Depuis la France, on a du mal à imaginer qu'il fasse chaud en été au Québec. Le pays est trop associé aux grands froids hivernaux. Ici, en France, il fait continuellement 30-35 ° voire près de 40° dans le Sud, ce qui est très pénible. Heureusement, on vient d'annoncer que cela allait se terminer demain. Sur Paris, la sécheresse n'est pas trop forte parce qu'il a beaucoup plu jusqu'en juin. Donc mon petit jardin se porte bien.

Je partage votre avis sur la sensualité de la natation.

Je précise aussi que je ne suis pas une sprinteuse. Le sport dans le quel, sans vantardise, j'ai excellé et fait de la compétition, c'était la course à pied. J'étais à moins de 3 heures au marathon et moins de 3 minutes au kilomètre ce qui commence à être sérieux même si ça ne permet pas de prétendre à un niveau national-international. Malheureusement, un problème à un genou m'empêche aujourd'hui de courir. C'est pour ça que je me rabats aujourd'hui sur la natation mais je ne suis pas aussi bonne à cause de lacunes techniques.

Bonne baignade à vous aussi mais j'avoue que j'appréhende un peu la nage dans les lacs et les rivières.

Bien à vous

Carmilla

Richard a dit…

Bonjour Dame Carmilla
Effectivement j'habite un endroit bucolique comme vous l'écrivez entre les villages et villes du sud, je suis entouré d'arbres, de lacs et de rivières et dès que je vois un plan d'eau, je me demande combien de temps je mettrais pour le traverser. Ici, dès que vous sortez d'une ville c'est la campagne et encore mieux la forêt. J'aime ce pays, je m'y sens bien, c'est très simple je ne voudrais pas habiter ailleurs et surtout pas dans une grande ville. C'est ma nature profonde d'être en osmose avec mon environnement. En fait je n'ai jamais habité en ville, mais j'ai parcouru ce pays de long en large toujours émerveillé parce que je voyais. Ce que je préfère c'est l'espace, j'en ai besoin pour respirer, pour me sentir vivre. En ville j'étouffe, j'ai l'impression de perdre mon temps, tout ces gens bloqués dans les embouteillages surtout à Montréal. Non, la ville merci pour moi. Je deviens beaucoup agité lorsque j'aperçois un chevreuil qui broute dans une prairie. Je n'ai pas besoin de la foule, s'il m'arrive d'assister à un spectacle surtout de théâtre ou de musique, je m'aperçois au bout d'un moment que je fais de la sociologie, je deviens un très mauvais spectateur. Il me faut un bon film pour sortir de ma tanière. Je n'ai jamais eu un sentiment d'isolement même lorsque je travaillais dans le nord dans les endroits les plus reculés là où il n'y a plus de route. Tant qu'à la solitude, c'est la sœur de ma liberté et ça c'est : pas touche. Mais, je comprends que les gens qui m'entourent éprouvent de la difficulté avec ma devise : Solitaire, mais libre ! Ce qui ne veut pas dire que je ne sors pas du bois une fois de tant à autre à l'occasion d'un bon repas avec des amis, d'une fête, et naturellement pour le ravitaillement. Avec les nouvelles technologies de communication, je trouve qu'il est de plus en plus difficile de s'isoler. La vie privée est en train de devenir un bien très prisé et rare.
Je retrouve cette ferveur lorsque je me retrouve seul au milieu d'une rivière. Je sens que je fais parti d'un tout. Je cesse de nager et je me laisse dériver par le courant et je me demande : qu'est-ce qui pourrait m'en donner plus dans cette vie ? C'est le plaisir de nager en eau libre, au travers des animaux, des poissons et des tortues. Ici, il n'y a rien de dangereux, je n'ai jamais vu un brochet attaquer un nageur. Par contre, je ne sauterais pas à pied joint dans une mare ou une rivière au Congo ou au Brésil. Je vous l'accorde ce n'est pas toujours agréable de marcher sur des pierres glissantes, ou encore de s'enfoncer dans le boue du rivage avant de rejoindre l'eau libre. Mais, ça fait parti de plaisir.
Au plaisir
Richard St-Laurent

Carmilla Le Golem a dit…

Merci Richard,

C'est vrai qu'à Paris je rencontre beaucoup moins d'animaux que vous.
Mais je peux signaler que mon petit jardin est fréquenté par des mulots et je dois faire attention à bien fermer ma porte-fenêtre si je ne veux pas qu'ils s'invitent dans mon appartement. Heureusement, je n'ai aucune peur, en bonne vampire, des rats, souris et autres rongeurs, animaux faciles à apprivoiser.

Et puis, j'ai des oiseaux attitrés: quelques couples de merles et de mésanges qui sont là presque en permanence et se considèrent comme les propriétaires de mon jardin. Il faut dire qu'ils y sont en toute sécurité et que je les nourris.
Enfin, de nombreuses abeilles viennent butiner mes fleurs. Depuis quelques années,en effet, on a installé de nombreuses ruches dans Paris. Visiblement, ça marche.

Je précise aussi que je vais assez souvent à Varsovie et, là-bas, c'est assez drôle: les sangliers et les renards s'enhardissent et fréquentent carrément le centre-ville. Il devient comme ça très commun de voir une famille de sangliers traverser une avenue et il faut faire très attention lorsque l'on conduit parce qu'ils ne connaissent pas encore les feux rouges.

Cela étant, je crois que je suis quand même très urbaine, très citadine et j'adore même les très grosses villes: Tokyo (la plus fascinante), Téhéran, Moscou, Istanbul, Paris. Le spectacle de la rue m'apparaît inépuisable et sans cesse mouvant. Et puis, l'anonymat procure une certaine liberté.

Bien à vous

Carmilla

Richard a dit…

Bonjour Dame Carmilla
Je suis heureux d'apprendre qu'on a installé des ruches dans la ville de Paris. Ça me fait plaisir parce que ça rapproche la nature de la ville. Il ne faut jamais oublier d'où l'on vient et sans cette nature qui nous environne nous ne sommes rien.
Ici, dans Les cantons de l'Est comme sur d'autres territoires au Québec, le problème c'est la prolifération du chevreuils. Nous aussi nous les retrouvons en ville et le printemps dernier sur une autoroute qui encercle la ville de Sherbrooke un conducteur de camionnette a perdu la vie après qu'un autre véhicule eut frappé cette bête qui a été projeté  dans les airs pour atterrir dans le pare-brise de sa camionnette. Le type est mort sur le coup. Ce que c'est d'être au mauvais endroit au mauvais moment.
Une autre espèce qui commence à être très envahissante, c'est le raton laveur. C'est une jolie bête qui ravage les potagers, elle adore le maïs sucré. J'ai eu deux carrés qui ont été ravagé l'été dernier, un vrai désastre. Comme la rat commun, c'est une espèce qui profite de l'humain. Qui plus est, c'est un vecteur de la rage. Avec cet animal, la prudence s'impose. Le printemps dernier nous avons découvert dans un endroit très discret de notre grange une femelle raton avec ses deux petits. Nous avons réglé la question discrètement.
L'autre, non pas le moindre, c'est le coyote. Discret, intelligent, lui aussi profite de l'humain pour se glisser dans nos fermes et causer des dommages. Il devient de plus en plus fantasque et se glissent même dans la grande ville de Montréal, dernièrement un enfant a été mordu.
Il faut se rappeler que se sont des animaux sauvages, aussi beaux soient-ils, alors il ne faut pas les approcher, essayer de les apprivoiser, et encore moins essayer de se faire prendre en photo avec eux et surtout ne pas les nourrir.
Ce qui souligne le problème de la cohabitation des humains avec ces animaux. Les gens qui vivent en ville continuellement ne savent plus comment se comporter avec des animaux sauvages, il faut leur apprendre.
Les sangliers sont dans Varsovie ? Il me semble voir une famille de sangliers sauter dans mes carrés de pommes de terre. J'en connais un qui ne serait pas très heureux. Contrairement à l'Europe ici le sanglier est très peu connu. Les seuls élevages sont domestiques, mais attention, si des individus s'échappent connaissant leur fécondité, cela pourrait devenir un problème ici aussi.
Ce qui me rappelle un mauvais souvenir alors que je revenais de mon périple dans l'ouest du pays, par un beau dimanche après-midi, j'ai heurté un ours de trois ans à l'est de Sault - Sainte- Marie dans la région de Blind River. J'ai été chanceux je m'en suis sorti avec seulement des dommages matériels.
Pour l'heure, nous avons été traversé par un front froid, c'est très confortable aujourd'hui sous le vent du nord maximum 22 degrés. Par contre pas de baignade dans la rivière, le courant est très fort et l'eau a pris cette teinte café au lait caractéristique des érosions causé par de fortes précipitations. Je devrais attendre 48 heures avant d'y plonger.

C'est toujours un plaisir d'échanger avec vous
Richard St-Laurent

Carmilla Le Golem a dit…

Merci Richard,

Les ruches dans Paris ne sont quand même pas trop nombreuses. Elles sont généralement placées au sommet d'immeubles et de grands magasins. Elles sont souvent à proximité des marchés de rue ce qui permet aux abeilles de fréquenter les rayons fruits et légumes mais fait râler les vendeurs qui ont peur de se faire piquer.

Des coyotes, des ratons-laveurs, des oursons, je n'en ai, bien sûr, jamais rencontré. Des chevreuils, j'en ai aperçu de très loin. Quant aux sangliers, ce sont des animaux généralement débonnaires pourvu qu'on ne les effraie pas.

Bien à vous

Carmilla

KOGAN a dit…

Bonjour Carmilla

Saison 1
Kusadasi, comme me l'a dit un ami avec humour :"-c'est pour les pauvres!!!...Va donc à Fethiye...là bas les gosses de 10 ans se promènent avec 2.000 euros en poches pour leurs emplettes."

Pour mon prochain séjour en octobre il m'a recommandé particulièrement le Yatcht CLASSIC HOTEL ...
avec la dévaluation continuelle de la livre turque les prix deviennent très attractifs.

Saison 2
Pour les palmes rigides, je connais bien aussi pour avoir pratiqué la chasse sous marine en apnée...le fond de la mer à 15 mètres est très attirant...et euphorisant, on y entend le silence...mais çà c'était il y a 35 ans...je préfère éviter maintenant la syncope...bien qu'étant relié par un filin à une bouée de sécurité.

Saison 3
Au sujet de la poitrine vous avez raison , au bord de mer c'est flagrant et triste de voir de jeunes femmes hypertrophiées à cause d'une mauvaise alimentation et par manque d'exercice.

Bien à vous
Jeff