samedi 9 janvier 2016

Piémont-Lombardie


La semaine de Noël, j'étais en Italie: à Turin et à Milan, plus précisément. 


L'Italie, ça ne me correspond pas trop. D'abord, je suis une bille en italien et je déteste ça. Ne pas pouvoir dire 2 mots dans la langue du pays, ça me perturbe beaucoup, j'ai honte. Mais bon! En ce moment, je suis écrasée de boulot et je n'ai pas de temps pour un long voyage. L'Italie, au moins, c'est proche et très facile.


Là encore, on m'a dit: qu'est-ce que tu vas foutre là-bas? Y'a bien mieux en Italie. Turin, Milan, c'est moche, c'est des villes industrielles.






C'est vrai ! Mais la beauté, ce n'est pas ce que je recherche obligatoirement ! 

C'est sûr, Milan, Turin, on en a fait le tour en un ou deux jours. Mais moi, ça me suffit. Je n'aime pas les marathons "culturels". Je suis un peu fruste. Les musées, les belles choses, ça me barbe un peu. J'ose m'affirmer "inculte" ( le "Quattrocento", je ne suis pas une spécialiste) et je ne cherche, en fait, que 2 ou 3 émotions, 2 ou 3 images, dans une journée. Au-delà, c'est plus que je ne peux en absorber. Passer deux heures dans un café ou un restaurant, ça m'apparaît aussi important que d'arpenter, misérablement, morte d'ennui, un musée.




Et puis la Lombardie, le Piémont, c'est, quand même, un peu la France. C'est Napoléon (le 1er et le 3ème). C'est l'esprit républicain, c'est la Révolution.

C'est ce que j'aime! 






Turin, c'est  aussi, pour moi, la ville où Nietzsche a vécu, des années entières, et où il a sombré dans la folie. C'est là qu'il a écrit une grande partie de son oeuvre.

Le lieu où il a embrassé un âne, le 3 janvier 1889, est bien identifié avec une plaque commémorative. J'y suis allée évidemment. Ça m'a tourneboulée mais c'est resté une énigme: difficile de comprendre sa fascination pour cette ville. C'est pas mal, bien sûr, ça n'est pas désagréable, mais je me vois mal y vivre des mois entiers.





Le "musée Egyptien" de Turin. On ne le sait pas mais le musée égyptien de Turin est le plus grand au monde après celui du Caire (avant donc Paris et Londres). Etrange...




Mais l'Italie, c'est, de toute manière, impressionnant. Il y a peu de temps encore, l'Italie était misérable et déglinguée. Aujourd'hui, c'est le pays de la culture et du raffinement.





La mondialisation et ses camelotes n'a, pas encore, tout envahi et il y a un souci du beau qui perdure. La vie apparaît chatoyante, séductrice. Elle est même, peut-être, plus douce qu'en France. Les antagonismes y sont moindres. Des gens élégants, paisibles, courtois, moins de haine !


Photos de Carmilla Le Golem à Turin et à Milan. C'est nul ! Tout ça, c'est mélangé, c'est le foutoir (j'ai mes propres critères de classement), mais je pense que les connaisseurs sauront faire les distinctions et s'y retrouveront.

4 commentaires:

nuages a dit…

Belle petite série d'images, Carmilla. On y retrouve vos passions pour les cimetières, les statues, l'art nouveau et l'art déco. Et puis, des villes du nord de l'Italie en hiver, ce n'était sûrement pas pour vous déplaire. Il y a déjà un petit côté nordique, voire Europe centrale, que vous avez dû apprécier. Les mêmes villes, en été, surtout dans cette plaine du Pô et ses abords, doivent être écrasées de chaleur.

Ariane Grammaticopoulos a dit…

Merci Carmilla pour ces photos.
J'aime leur beauté grave et mélancolique. Je me plais à les regarder tout en rêvant de voyages que je ne ferai sans doute jamais, mais cela importe peu :

" Voyager, c’est bien utile, ça fait travailler l’imagination. Tout le reste n’est que déception et fatigues. Notre voyage à nous est entièrement imaginaire. Voilà sa force."

Bon dimanche à vous !

Carmilla Le Golem a dit…

Grand merci Nuages,

Vos remarques sont tout à fait pertinentes et j'ai bien conscience du problème. On acquiert un certain regard photographique modelé par ses préoccupations et centres d'intérêt. Du coup, on a aussi du mal à innover et changer. Même si, dans mon blog, je ne livre qu'une partie de mes images, je voudrais aussi faire d'autres types de photos mais c'est difficile.

Sinon, l'Italie du Nord, c'est, effectivement, très différent du reste du pays et l'on sent bien l'influence de l'Europe Centrale (autrichienne). Et c'est vrai que la meilleure saison pour visiter l'Italie, c'est, peut-être, l'hiver, peut-être pas en raison du climat plus doux mais surtout de l'affluence touristique, bien moindre.

Bien à vous

Carmilla

Carmilla Le Golem a dit…

Merci Ariane,

Rêver de voyages, c'est déjà très important. Ça vous stimule, vous dynamise.

Après, c'est sûr qu'on ne réalise jamais entièrement tout ce dont l'on rêve.

Mais on ne peut pas, non plus, dire "jamais" et, de toute manière, l'essentiel, c'est, effectivement, d'en avoir rêvé.

Bien à vous

Carmilla