samedi 14 octobre 2017

Du simple bonheur d'être une femme


Faut-il, encore une fois, évoquer les "lynchages" médiatiques ?

L'horrible affaire Harvey Weinstein qui est, d'abord, comique mais se révèle, finalement, tragique!

Des hurlements de haine, de plaintes, relayés, depuis quelques jours, dans le monde entier ! Le droit, la présomption d'innocence, de toute manière, on s'en fout! Harvey Weinstein, il faudrait, tout de suite, le mettre sur une chaise électrique ! C'est sûr, il est coupable, forcément coupable !


Harvey Weinstein, c'est acquis, c'est un gros dégueulasse ! Il aurait cherché à sauter presque toutes les actrices.

Il serait laid, affreux, repoussant, un gros lard de plus d'un quintal. On est modernes mais quand même: on n'a pas aboli les discriminations physiques. Weinstein porte le vice sur son visage ! S'il était beau, il serait excusé, on n'en parlerait même pas. Et puis, il y a, aussi, un grand progrès aujourd'hui: on n'ose plus dire qu'il est Juif !

Harvey Weinstein, c'est, sans doute, un beauf, en effet, mais pas que... Il a tout de même produit les films américains les plus novateurs: Soderbergh, Tarantino, Gus Van Sat, Scorcese.

Et puis, les filles qui le dénoncent se révèlent d'une nunucherie effarante, la palme revenant, d'ailleurs, aux actrices françaises. Harvey Weinstein aurait, ainsi, essayé d'embrasser Léa Seydoux et invité dans sa chambre d'hôtel Judith Godrèche et Emma Decaunes. Quel traumatisme en effet! Si je récapitule le nombre de fois où ça m'est arrivé, je me demande comment je suis encore en vie !


Mais je ne veux pas porter de jugement sur cette affaire dont j'ignore tout.


Je veux simplement exprimer, aujourd'hui, une exaspération. L'exaspération d'être toujours considérée comme malheureuse, opprimée, victime parce que l'on est une femme !

Cette exaspération, Christine Angot l'a bien traduite à la suite de son altercation avec Sandrine Rousseau dans l'émission "On n'est pas couchés". Christine Angot, je ne l'aime pas toujours. Ses bouquins sont inégaux et je n'aime pas son agressivité générale.

Néanmoins, elle tape souvent juste. Je reproduis donc certains de ses propos:


"Personnellement, j'en ai assez qu'on demande aux femmes de revendiquer la souffrance. Une souffrance toujours rapportée au travail, aux tâches ménagères, aux enfants qu'il faut faire garder, au sexe, à la séduction, à l'âge, on n'en peut plus. Ou la féminisation des noms communs qui croit lutter contre la domination masculine comme si le rapport à la langue n'était pas universel. Les femmes, il y a quand même autre chose à en dire ! Autre chose à dire que: comme c'est dur d'être une femme !


Revendiquer un statut de victime n'est pas une ambition.



Pourquoi le fait d'avoir une identité féminine doit toujours nous être renvoyé comme un problème ?


Je me souviens, quand j'étais petite, de la joie intense que j'avais d'être une fille. Cette joie, je l'ai toujours. C'est tellement gai d'avoir cette identité féminine, et cette joie, qui ne doit rien aux hommes.

Je n'ai pas besoin qu'on m'aide à être une femme".


En effet, les femmes ne sont pas toujours de pauvres petites créatures, continuellement opprimées et victimes. Il y en a plein, aussi, qui ne se reconnaissent pas dans le schéma victimaire où le féminisme revanchard voudrait les enfermer. Il y en a plein qui ne se sentent pas opprimées. Il y en a plein qui se sentent heureuses d'être femmes, tout simplement !

Etre une femme, c'est d'abord une joie, un bonheur et c'est comme ça que je vois les choses !


Images de la grande photographe allemande: Ellen Von Unwerth (née en 1954 à Frankfurt ).

J'avais d'abord envisagé de poster des photos d'Helmut Newton (que j'aime beaucoup)  mais j'ai eu peur de me faire assassiner.Avec Ellen Von Unwerth, j'ai, du moins, l'excuse qu'elle est une femme.

Bien sûr que toutes ces photos sont hyper sexistes, kitsch, machistes. Mais tant pis pour la bien-pensance féministe. Le porno-kitsch, je me reconnais aussi là-dedans, dans tous ses stéréotypes. J'aime être séductrice, provocatrice! Je l'avoue: je joue beaucoup de ça et ça explique que toutes ces images me troublent !

Et surtout ! j'ai eu envie d'afficher ça, par provocation, face à l'affaire Weinstein !

8 commentaires:

KOGAN a dit…

Bonjour CARMILLA

Si ce Weinstein était tombé sur Isabelle ADJANI, je pense qu'il serait déjà mort à cette heure...

Il doit être mis au ballon (prison) illico presto ou pendu par les pieds...façon TARANTINO...(il pourra le prendre définitivement).

Toute cette histoire finira malheureusement par un gros chèque...vous verrez.

Mais pourquoi les plaignantes attendent-elles aussi longtemps pour réagir? et comme TOUTES celles qui ne font pas de cinéma?...

NB: Helmut NEWTON sont de très belles photos également...vous auriez dû oser,c'est dans votre panoplie.


Bien à vous
Jeff

Anonyme a dit…

Bonjour Carmilla,

je partage votre point de vue et, vu d'ici, l'affaire est un juste comique.
Evidemment, elle pue d'une moraline qui aura besoin de son salop, quels que soient les faits. Et je dois dire que la réaction de la Clinton rend la chose encore plus délicieuse, d'une délicieuse vulgarité.
Une petite préférence pour la photo 2)

Bien à vous.

Alban

Carmilla Le Golem a dit…

Merci Jeff,

Helmut Newton, c'est trop connu et puis, dans quelques années, on n'osera plus publier ses photos.

Sinon, je constate que le mouvement d'hystérie collective amplifie chaque jour. Je n'ai donc pas l'impression qu'un chèque puisse suffire.

Ce qui est fâcheux, en effet, c'est que ces grandes actrices ne sont, sans doute, pas les plus à plaindre. En outre, leur carrière ne semble pas avoir beaucoup pâti de leur traumatisme.

Bien à vous

Carmilla

Carmilla Le Golem a dit…

Merci Alban,

Entendons-nous bien, toutefois !

Je ne conteste pas le harcèlement et les violences faits aux femmes. C'est une réalité incontestable souvent insupportable.

Mais un viol, une agression, c'est aujourd'hui assimilé à une simple tentative de baiser ou même à des propos grivois.

Surtout, ce qui me gêne, c'est qu'on évacue toutes les procédures du droit. Le Droit, pourtant, c'est l'un des fondements de la démocratie. On peut démolir quelqu'un à sa guise. Il suffit de hurler, de dénoncer, de s'adresser aux médias; il n'y a même plus besoin de preuves. C'est encore plus expéditif que la justice islamique. Je trouve ça terrifiant !

Bien à vous

Carmilla

Ariane Grammaticopoulos a dit…

Je suis tout à fait d'accord avec vous chère Carmilla !

Il n'y a rien à ajouter aux commentaires de vos amis ici, tout est dit de cette hystérie grotesque.
Que ne feraient pas ces femmes pour qu'on parle d'elles...

La défense des femmes en a pris un joli coup dans l'aile avec cette ridicule histoire; bonjour le féminisme d'aujourdhui !

Mais bon...la bêtise, il est vrai, est malheureusement ce qui domine le plus.

Félicitations pour le choix d'Ellen Von Unwerth, j'adore ses photos.

KOGAN a dit…

Toutes n'ont pas été "traumatisées"...
Refermons le couvercle...

Bien à vous.
Jeff

Carmilla Le Golem a dit…

Grand merci Ariane,

C'est sûr que les femmes sont, quotidiennement, agressées à des degrés divers !

Mais la délation, la haine des autres, des hommes, c'est ce que je refuserai toujours!

Bien à vous,

Carmilla

Carmilla Le Golem a dit…

Bien sûr Jeff !

J'avoue que je suis sifflée et pelotée presque chaque jour dans la rue et dans le métro.

Et alors! Un type trop insistant, je lui fous une baffe ou l'engueule. Je ne vais pas porter plainte: ce n'est pas un viol ! Ça ne me traumatise pas plus que ça et, même, ça me rend forte.

Je n'ai pas envie d'un monde où l'on ne me sifflera et ne me pelotera plus.

Bien à vous,

Carmilla